
En revanche, ce que nous considérons aujourd’hui comme de la "bisexualité" était fréquent dans certaines civilisations anciennes ou dans des cultures en contact restreint avec le monde occidental. Pour certains spécialistes de la sexualité (Sigmund Freud, Alfred Kinsey), les êtres humains sont bisexuels, et c’est la société qui dicte ce qui est "la" norme ou possible. Se définir "bisexuel" est plus fréquent à l’adolescence qu’à tout autre âge. Certains en déduisent un peu vite qu’il s’agit d’une phase, pour des homosexuel-le-s qui ne "s’assument" pas encore. D’autres y voient une marque de snobisme chez certain-e-s hétérosexuel-le-s. Heureusement, les bisexuel-le-s sont de mieux en mieux accepté-e-s pour ce qu’ils/elles sont, dans leur diversité. Et l’on rencontre des bisexuel-le-s de tous âges.
Les personnes bisexuelles répugnent plus que quiconque à mettre une étiquette sur ce qu’elles vivent. Cela se retrouve chez les personnages de roman qu’on pourrait définir ainsi, "malgré eux", comme Balthazar dans le livre de Cédric Érard, J’ai pas sommeil, ou Elio dans Plus tard ou jamais.